euskobizia.com

WordPress LWS

Henri Hirigoyemberry : “On m’a mis la pression pour laisser la place à Dubarbier”

Henri Hirigoyenberry candidat aux elections municipales droite a Ciboure, Vendredi 12 Juin 2020. (Photo Bob Edme)

Arrivé en troisième position avec 13,6 % des voix, Henri Hirigoyemberry a dû faire face à certaines pressions lui demandant de se retirer pour laisser la place à Isabelle Dubarbier à Ciboure. Il compte sur les abstentionnistes du premier tour pour améliorer son score.

Comment analysez-vous les résultats du premier tour ?

Le résultat aurait pu être meilleur. J’espère qu’au deuxième tour, les Cibouriens nous écouteront un peu plus. Il y a eu beaucoup d’absents.

Ces absents auraient-ils pu changer les scores ?

Oui. Je ne sais pas si les gens vont sortir davantage lors du deuxième tour. Ca aurait était mieux de repousser ces élections. Nous sommes toujours en crise et les gens ont peur. Beaucoup de jeunes sont venus, mais les anciens ont plus peur.

Qu’est-ce qui vous différencie des trois autres candidats ?

Nous n’avons pas le même programme. Notre projet est le regroupement des écoles. Les logements sociaux, l’accès à la propriété, et surtout avoir un PLU. Cela fait quand même depuis trois mandats qu’on essaie de l’avoir. Il y a beaucoup de recours car il n’y a pas de communication avec les associations qui ont des idées. Il faut se mettre autour de la table et discuter.

Pourquoi les discussions n’ont-elles pas abouti avec Isabelle Dubarbier entre les deux tours ?

Elle m’a dit qu’elle repartait avec sa liste. Donc ce n’est pas la peine de discuter. Je lui ai demandé ce qu’elle proposait. Elle m’a dit qu’elle repartait avec sa liste. Donc moi aussi. On m’a mis la pression comme quoi il fallait lui laisser la place. Tout le monde est bien beau et gentil, mais on ne propose rien. Donc je ne fais pas d’alliance avec Madame Dubarbier, ni avec Madame Duguet. On a eu deux appels téléphoniques, et au deuxième, j’ai compris que c’est difficile de faire des alliances. On part de notre côté. C’est les Cibouriens qui vont juger s’ils veulent des changements ou pas. Ma politique n’est pas la même que Dubarbier et Duguet. Je suis là pour les Cibouriens, à l’écoute. Je suis un homme de terrain et je rencontrerai tous les Cibouriens. Si on ne les écoute pas, on n’avancera pas. Il faut de la communication. Eneko Aldana, je n’ai pas à le critiquer. C’est un homme qui avance. C’est un jeune qui a d’autres idées. Pour être à la mairie, il faut beaucoup de temps libre. Si un maire n’est pas constamment à la mairie, la mairie ne pourra pas tourner.

Est-il vrai que vous avez été contacté par Michèle Alliot-Marie pour vous retirer ?

Oui, c’est la dernière qui m’a appelé. J’ai passé un week-end de Pentecôte fatigué de la pression qu’ils m’ont mis. J’ai expliqué l’historique de Ciboure à Madame Alliot-Marie, elle m’a dit qu’elle n’était pas au courant de ce qu’il se passait à Ciboure. Elle a compris et n’a pas insisté. On a discuté calmement. Elle aurait dû m’appeler en premier. Comme ça, je n’aurais pas eu de pression vis-à-vis des autres de l’équipe. Je suis de droite, droit, mais je ne suis pas une girouette. Je ne suis pas politique. Ma liste est sans étiquette.

Quel bilan faîtes-vous de la Communauté d’agglomération Pays Basque ? Dans quel état d’esprit souhaitez-vous l’intégrer ?

On a besoin de la CAPB. C’est une grosse machine. Si nous ne sommes pas aidés, on ne pourra pas avancer. Ils sont à l’écoute. C’est long. Pour le PLU, on travaillera avec la CAPB pour le faire. Si on veut avoir du foncier, il faut la CAPB pour avoir ce PLU. Je n’ai aucun problème. Il faut travailler main dans la main.

Vous dîtes que votre programme est réalisable. Si demain vous êtes élu aire, quelle sera votre priorité pour la gestion de la commune de Ciboure ?

On ferra le regroupement des écoles. Cela ne sert à rien d’avoir deux bâtiments. Ce sont des frais supplémentaires. On peut faire des économies. Ainsi que les logements sociaux, pour que les jeunes restent sur Ciboure. Il faut développer aussi le port de pêche. Tout le poisson vient de l’extérieur. Il faut penser à la pêche.

Ces élections sont marquées par la crise du coronavirus. Qu’est-ce que cela va changer pour votre commune ?

Il y aura des frais supplémentaires. Des paiements à verser aux gens qui ont travaillé durant cette période. Il faudra récompenser les personnes qui ont travaillé, d’une manière ou d’une autre. Il faudra aider les commerces qui ont perdu de l’argent. Si on est élu, je pense que ça sera une année blanche. Il faudra trouver un financement différent.

SOURCE : MEDIABASK

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
19 + 2 =